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Quand la colère s'invite au sein du couple...


« T’arrêtes pas de me dévaloriser, je sais que j’ai pas fait d’études ! Je suis bonne à rien !! »

Suivent des noms d’oiseaux, des injures…

Monsieur ne dit plus rien, il rentre dans sa bulle, étendu sur le canapé. Madame est encore plus en colère.

En thérapie, nous explorons avec chacun ce qui se passe derrière cette scène répétitive. Monsieur a assisté à tant de scènes de conflit violent entre ses parents (qui ont fini par se séparer) que pour lui, la colère est assimilée à du « non-amour » voire de la haine : « Quand elle me parle comme ça, c’est bien qu’elle ne m’aime plus ! »

Madame confie que pour elle, la colère est un réflexe installé depuis l’enfance, comme seul moyen pour ne plus se faire agresser.

La colère est souvent confondue avec la violence incontrôlable, ou la haine pure et simple.

Or la haine est un sentiment plus ou moins durable, qui vise à nier autrui jusqu’à parfois le détruire. Elle peut se manifester par de la violence verbale, physique ou psychologique.

La colère est une émotion ponctuelle, qui répond à une situation de menace ou d’abus. Elle a une fonction restaurative, réparatrice d’un lien à l’autre et à soi. Elle réclame justice et liberté, quand elles ont été niées.

Au sein du couple, la colère peut être un réflexe de survie et déclencher attaque, bouderie ou fuite.

Comment rendre à la colère son rôle constructif ? Essayer de l’identifier et la prendre au sérieux. L’accepter chez soi et chez l’autre sans honte ni peur, ce qui pourra permettre de la vivre en la refoulant moins. Il sera alors possible d’élucider : Pourquoi suis-je en colère ? Contre qui ? Pour quels motifs ? Comment vais-je l’exprimer ?

Recevoir la colère de l’autre peut être difficile, notamment sans rentrer dans des justifications, ou dans une discussion « ping-pong ». Chacun peut s’autoriser à sortir de la pièce, pour faire redescendre la pression, en précisant si besoin qu’il a besoin de réfléchir ou de se calmer.


La colère peut être une réaction saine, une force de combat qui amène au changement. Une fois nommée, elle peut nous sortir de notre isolement. De potentiellement autodestructrice, elle devient ferment d’émancipation, d’engagement, et de créativité.

En la prenant en compte, en écoutant la souffrance de chacun derrière cette colère, elle peut devenir une opportunité de mettre à jour ce qui ne fonctionne pas relationnellement pour chacun des membres du couple et dans la relation.

Le couple pourra alors utiliser cette énergie pour créer quelque chose de nouveau, qui permette de prendre soin du NOUS. Dans l’exemple, Monsieur a compris l’importance de valoriser Madame dans le quotidien, et Madame, de le rassurer sur son amour même quand elle est en colère.


Si vous avez l’impression d’être pris dans ce type de cercle vicieux et que vous rencontrez des difficultés à en sortir, n’hésitez pas à nous contacter.


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